Saaaalut Lucette
Hier j’ai re-regardé “Le jour d’après” que j’avais vu lors de sa sortie.
Hé ben mon vieux.
Je sais pas si tu l’as vu alors zou, je fait comme l’Odieux Connard sur son blog (qui vaut le coup de zygomatique), je spoile sans vergogne:
“The day after tomorrow”, brillamment traduit en français par “Le jour d’après”. Apparemment rajouter “demain” coutait trop cher en honoraires de traducteur.
Un type séparé de sa femme et ayant des problèmes de communication avec son ado de fils (Jack Gyllenhaal, qui fait aussi ado que moi 4éme age) (pour l’instant rien de très original) et dont le boulot se trouve être paléo-climatologue, est en goguette avec deux collègues sur la calotte glaciaire, très occupé à percer des trous-trous.
Par pour pécher le phoque nan nan nan mais pour étudier les isotopes. C’est moi qui ai rajouté isotopes grâce à mes éminents souvenirs de svt terminale, jamais le métier de paléo-climatologue ne sera expliqué.
Donc bref son collègue pas malin (et roux) que l’on nommera Jimmy parce que c’est son nom, est en train de creuser une carotte tout seul comme un grand, youpala, finger in the nose.
Et là, tiens toi au gland Scrat j’enlève l’iceberg, craqueuh-craque la calotte polaire se fendille de partout et se sépare en deux PILE là ou ils ont planté leur mini campement.
Pas de bol quand même.
Le roux agite ses moufles en disant C’EST PAS MOI J’AI RIEN FAIIIIT! et le héros saute comme un seul homme de l’autre coté de la fissure, houba-houba, pour récupérer les carottes de glace et re-saute dans l’autre sens non sans se péter la gueule bien évidemment et se rattraper grâce à son piolet (qu’il a eu tout le temps de sortir de z’on n’sait pas trop où avec ses mimines toutes moufletées).
Ses collègues le remontent, hahaha sacré patron zêtes con un peu, mais qu’est ce qu’il se passe au juste?
Loin de là, quelque part, dans une station d’observation météorologique, un mec qui regarde le match de foot à la télé (les types censés surveiller des écrans regardent toujours un match à la télé, c’est comme ça) se dit tiens c’est bizarre, y’a une balise qui clignote rouge en faisant bipeuh-bip, elle doit être cassée.
Et puis il re-regarde le match parce qu’il y a eu but.
Et là on se dit tiens, je sais pas pourquoi mais je sens qu’il va y avoir une couille avec le climat. (ou alors c’est peut-être l’affiche avec la statue de la liberté prise dans les glaces qui m’a mise la puce à l’oreille, va savoir?)
On retrouve notre héros, moins les moufles et la capuche en poil de loutre, dans une salle de conférence remplie de gens importants (facile à repérer, ils sont tous habillés Armani et écoute gravement) à qui il explique qu’à force de réchauffer la planète comme des vilains pollueurs que nous sommes, hop elle va déclencher la clim’ et on va se retrouver avec une phase de glaciation plus tôt que prévu. D’ailleurs ça s’est vu, oui oui, il y a quelques milliers d’années. Il sait ce qu’il dit, il est PALEO-CLIMATOLOGUE nom d’une pipe en bois!
Comme de juste tout le monde s’en fout, surtout le ministre qui trouve que que le héros avec sa gueule d’aventurier basané il l’agace sacrément et puis il ouvre un peu trop son clapet.
Là le héros reçoit un appel de son ex-femme qui lui dit que son fils va à un concours de gens intelligents et que d’ailleurs c’est surement à cause d’une fille, hihihi (là on voit l’ado qui lève les yeux au ciel genre p’tiiiin trop relou ma reum) et que bon il faudrait qu’il l’accompagne à l’aéroport en voiture sinon il va encore prendre le taxi et c’est pas très convivial quand même.
Apparemment le métier de paléo-climatologue ça gagne bien. Peut pas prendre le bus non?
Et donc il va chercher son fils (et il arrive en retard, pour que l’ado puisse bien soupirer derrière son écharpe et marmonner nanmaisc’estbonjpeuxprendreletaxirôôôhféchié), ils ont une discussion virile dans la voiture et l’ado saute dans son avion sans même faire dubisou à son papa.
Pendant ce temps il neige à New Delhi et il grêle à Tokyo des machins de la taille de ma baignoire. (dans laquelle pour info on peut caser douze personnes. Oui, bon, debouts. Mais douze quoi.)
ohoh, quel suspens.
Nous avons donc notre Héros en train de contempler des chutes de pingouins bien en dessous des normales saisonnières et son fils Héros Jr en partance pour un concours de cerveaux par équipes à Manhattan.
Nous retrouvons ce dernier dans l’avion, en train de manger frénétiquement une quinzaine de sachet de cacahuètes.
Sa voisine s’en inquiète (ouuuh une fille, une fiiiilleuh! tu vas voir que c’est elle son amour-secret-depuis-15-ans-jamais-je-te-le-dirais) et un troisième larron black (haha, le personnage secondaire black, je me demandait ou est ce qu’ils avaient bien pu le ranger) lance d’un air sarcastique qu’il a la trouille en avion (je le comprend, moi aussi quand j’ai peur de m’écraser je fait des crises de cacahuètes. C’est bien connu que ça rend plus léger) et l’autre de dire “woh non hé même pas vrai” mais vu qu’il y a une secousse et qu’il devient tout vert il perd vachement de crédibilité.
Le black se la pète blasé en étalant les statistiques d’accidents en avion et en affirmant qu’il y une seule chance sur un milliard pour se crasher. Ou sur un million? Y sait plus mais en tout cas vachement beaucoup pas de chances. Il lui dit d’ailleurs que regarde les gentilles hôtesses continuent à servir les cacahuètes, si il y avait danger elles iraient planquer leur mise en plis.
C’est bien sûr le moment que choisissent les hôtesses pour lâcher le truc à roulettes chargé de cacahuètes (mince comment ça s’appelle ce truc déjà?) et pour aller fébrilement s’attacher sur leur siège d’hôtesse.
Message au micro du pilote: “Mesdames et messieurs, la zone de turbulences que nous traversons actuellement est due au fait que j’arrive pas bien à piloter et à parler dans le micro en même temps… pis aussi au fait qu’on traverse un gros orage. Alors éteignez vos sandwichs et ne reniflez pas vos chaussettes sales svp”
Crac boum hue c’est space moutain dans l’avion, avec le chariot à cacahuètes qui passe à deux didis de s’écraser sur la mise en plis d’une hôtesse et Héros Jr qui se cramponne tout ce qu’il peut à la mimine de sa voisine qui du coup ne pense plus du tout aux trous d’air mais au fait qu’elle est en train de perdre ses phalanges.
Mais en fait hahaha trop il est fort le pilote même pas l’avion il se crashe et tout le monde arrive à Manhattan, avec d’abord ce bon vieux gag pas du tout éculé des masques à oxygène qui tombent juste quand les turbulences sont finies.
Pendant ce temps Mr Héros père recoupe ses données paléo-météorologiques avec celle du propriétaire de la base météo aux balises clignotantes (attends maintenant il y en a trois, il a bien dû interrompre son match le mec) et se rend compte oh stupeur malheur pot de beurre que le giga refroidissement climatique qu’il prévoyait ne va pas avoir lieu sur des siècles, comme toute bonne période glaciaire qui se respecte, mais sur des semaines. A partir de maintenant.
Il va voir le ministre qui lui dit proute, on est déjà méga occupés à essayer de sauver des gens victimes de catastrophes climatiques dont on sait pas d’où elles viennent, venez pas m’embester avec vos possibles solutions à des catastrophes climatiques, c’est pas le moment.
Pendant ce temps c’est le bordel un peu partout, les journalistes du monde entier font preuve d’une crise de zèle et filment des tornades à 2m de distance et par voie de fait se prennent qui une porte, qui un bout de world trade center, qui une vache dans la tronche.
On voit les animaux du zoo de Central Park tous en train de hurler à la mort et les gardiens qui se disent ohlala mais qu’est ce qu’il leur arrive. On voit surtout un loup super bien fait, pas du tout numérisé ni rien, qui se jette sur une grille en grognant.
Tiens tiens.
Bon, au concours des cerveaux, Héros Jr se la pète en épelant le nom d’un empereur aztèque 3 secondes avant la fin de l’épreuve et sa belle lui fait un sourire qui lui fait mouiller son slip (hé c’est pas moi qui suis dégueu hein, c’est lui qu’est rien qu’un sale ado. Ksssss)
Mais après c’est la soirée cerveaux, lui et son pote black sont là:
“ohala ce que c’est ringard comme soirée”
“ouais trop t’as vu toutes ces têtes de ringaaaards”
“grave wéch”
Jusqu’à ce que la cruche intelligente se pointe, de mon point de vue drapée dans les rideaux piqués dans l’avion, mais du point de vue des mâles dans une robe de soirée sublissime.
D’ailleurs ça loupe pas, elle se fait draguer par un bellâtre permanenté tandis que Jr la regarde s’éloigner à son bras la larme à l’œil avant de retomber dans l’enfer cacahuètolique.
Bon va la passer courte sur les 20mn suivantes: climat empire, personne écoute Héros père, Héros Jr se shoote à l’arachide.
On retrouve l’équipe des cerveaux adolescents chez le bellâtre (oui parce que tous les avions sont soit crashés soit annulés) et ils papotent dans leurs dernières minutes d’insouciance.
Papa héros a enfin réussi à capter l’intérêt des dirigeants et il fait une réunion au sommet pour leur expliquer que bon toute la partie Nord de la planète c’est foutu hein, on peut plus rien pour eux si ils sortent il gèleront sur pattes, faut évacuer tout le reste dans des pays genre le Mexique.
Le ministre il fait “ohlala mais ça fait beaucoup de monde ça, et puis politiquement le Mexique ils sont pas trop nos copains” et là Héros père il lui dit comme ça entre quatre zyeux “bon pépére tu te sort les doigts du fion et tu t’agites parce qu’avec tes conneries à pas vouloir écouter un brave paléo-climatologue qui ne faisait que son devoir y’a toute une moitié de planète qui va se transformer en sorbet!” Et tout le monde dit ouais on va faire son plan hein.
Mais le Héros il est triste en son dedans parce que son fifils à lui il est dans la partie nord de la planète et il sait même pas s’il est vivant.
Mais oui il est vivant, même qu’il s’est réfugié dans une bibliothèque avec ses petits copains et un autre groupe de personnes quand une super vague géante façon Tsunami à Manhattan leur a déferlé sur la goule. Même que comme c’est un cerveau il sait que les vieux téléphones marchent avec des lignes enterrées (oui parce que le premier truc à merder c’est le réseau téléphonique satellite bien sûr, comme d’hab’) et il appelle son papa pour lui dire qu’il est alive, aliiiive!!!
Son papa il est drôlement content mais il lui dit de bien surtout pas sortir sinon il va gravement s’enrhumer, qu’il vient le chercher, hop!
Bon là Héros Jr il est obligé de raccrocher parce que vu que les téléphones sont au rez de chaussée et qu’il y a eu une grosse vague il appelle sous l’eau. Pas pratique des masses.
La maman elle est bien contente de savoir que son fils il est vivant, oh oui.
Quoi, je t’ai pas parlé de la maman encore? C’est bien simple, elle sert à rien. Mais encore moins que les autres quoi. Elle est médecin dans un hosto et elle lit des histoires à un petit garçon cancéreux (mais tout bien cancéreux hein, avec les tuyaux dans le nez et la boule à Z). Et puis elle s’inquiète pour papa Héros et Héros Jr aussi.
Une femme, une vraie.
Donc Papa Héros il prend son matériel arctique et hop, il va chercher son fiston à l’autre boute de l’amérique. On sait pas ce qu’il va bien pouvoir faire de plus une fois la bas mais il y va, et tout va s’arranger. Bon ben ok alors.
Ses deux collègues arrivent et lui disent attends hé tu crois pas que tu vas aller rigoler sans nous, hophophop on t’accompagne.
Pendant ce temps les rescapés de la bibliothèque se battent pour savoir quels bouquins on va utiliser pour faire du feu, et le bellâtre donne une tape virile sur l’épaule à Héros jr en lui disant qu’il est bien couillon, et qu’il a qu’à aller se la faire sa cruche cultivée.
Donc on a papa Héros qui crapahute avec ses deux copains (dont un rouquemoute tûdemême) quelque part au sud de Philadelphie, Héros Jr qui démarre une approche de l’individu femelle en faisant des cercles concentriques de plus en plus rapprochés, et maman Héros qui se prépare à mourir avec son petit cancéreux coincés tout seuls au fin fond de l’hosto parcequ’il n’y avait plus d’ambulance pour les évacuer.
Et là tout se précipite: un des copains de papa Héros passe à travers une verrière et plutôt que d’entraîner ses camarades de cordée avec lui il préfère trancher le fil de sa vie, au propre comme au figuré. Séquence émotion. (là il est de bon ton d’écraser une larme discrète mais néanmoins sincère)
Pendant ce temps Héros Jr profite de l’accointance occasionnée par le froid et l’ambiance pourvue par un bon feu de cheminée alimenté par la collection complète de la bibliothèque rose pour avouer avec moults pauses et hésitements à sa dulcinée que s’il est venu à Manhattan participer à ce concours (et par conséquent s’il se retrouve dans cette galère) c’est UNIQUEMENT pour ELLE.
Bravo mon gars, t’as gagné une galoche.
Mais le lendemain, tatatsaaan, pas moyen de réveiller la miss qui nous fait le coup de la Belle à la bibliothèque dormante mais à l’envers. En lui retroussant impudiquement les mollets, ils se rendent compte avec stupeur et tremblements qu’elle est l’heureuse propriétaire d’une vilaine coupure bien infectée comme il faut.
Ça tombe bien ils commençaient à s’ennuyer, les trois boys (Héros Jr, le black et le bellâtre) partent donc dehors (alors que le papa l’a formellement interdit, ouuuuh c’est pas bien) chercher de la pénicilline pour sauver la donzelle, dont le rôle dans le film est décidement celui de trouver de quoi occuper les damoiseaux.
Ils trouvent le médicament en un temps record, surtout quand on prend en compte qu’ils se baladent dans une ville mi-gelée, mi-inondée et re mi-gelée derrière.
Mais au moment de regagner la bibliothèque avant de freezer sur place ils se font attaquer par les LOUPS, oui ceux supers réalistes du début. Et donc un être humain ne peut pas survivre au dehors mais il est bien connu que le loup est un animal arctique.
Bon comme c’est les héros, ils gagnent, mais le black se fait sérieusement mâchouiller la gambette au passage. Il reviennent victorieux avec leur flacon de pénicilline qu’on sait pas trop avec quoi ils comptent l’injecter, mais ils l’ont trouvée scrogneugneu, elle va guérir et pis c’est tout.
A quelques kilomètres de là le rouquemoute décide que ça fait bien longtemps qu’il a pas fait un truc inutile et tombe dans les pommes, juste histoire d’attirer sur lui l’attention de Héros père. Pffff.
Comme Héros père a son diplôme de chic type option survivor il prend le temps de nous le retaper avant d’arriver à Manhattan, comme ça, tranquillou.
Il débarque donc dans la bibliothèque ou son fils lui donne l’accolade virile mais avec l’oeil un rien humide quand même. Et là moi je me suis dit OK c’est cool ils sont réunis, maintenant ils vont pouvoir crever de faim/froid/gangréne en famille, qu’on aille se coucher?
Eh ben NAN, on sait pas COMMENT mais à partir du moment ou Héros père pose le pied dans la bibliothèque le ministre, qui est devenu président parce que l’autre est mort et qui a fini par aller se planquer au Mexique, SAIT qu’il y a des survivants à cet endroit PRECIS de Manhattan et envoie une équipe de secours.
Ce grand film se termine dans l’hélicoptère de la salvation (ouééé, comme Jurassik Park dis donc). Père et fils se regarde avec tout plein de compréhension testostéronée tandis que la cruchette se blottit contre Jr. Le président tout neuf et qui est magiquement devenu sympa et responsable fait un beau discours radiophonique sur la puissance de la nature et l’humilité de l’homme, discours que maman Héros écoute en sanglotant (non, elle non plus elle est même pas morte).
Que dire pour conclure ma chère Lucette?
Et bien que je recommande ce film pour les chaudes journées d’été en raison de sa forte teneur en glace, neige et autre givraisons.